@Lysae je comprends ce que tu dis, apres bravo car le houblon c'est hyper dur (j'ai jamais fait j'aurais été incapable

). Il y a quelques années j'avais travaillé à plusieurs reprises dans les vignes, et au milieu des étudiants il y a des gens qui enchaînent uniquement ce genre de boulots, vivent dans leur fourgon, sont physiquement usés par cette vie (avec dépendance aux anti-douleurs, hernies non soignées etc.) et continuent quand même. Le pire que j'ai fait c'est ouvrière à la chaîne dans une usine de surgelés, y avait que des femmes qui bossaient là-dedans, je sais même pas par quoi commencer tellement il y aurait à dire sur les conditions, le mépris, la souffrance etc. Ça m'a vraiment traumatisée... après ça j'ai arrêté de manger plein de trucs fabriqués dans ce genre d'usines, on s'est bien foutu de ma gueule pour ça d'ailleurs, et moi qui étais censée me diriger vers l'industrie (déjà sans grande conviction), j'ai annulé mon inscription en master et revu tout mon projet.
Même si je trouve que j'ai pas de bol dans la vie en ce moment, je sais bien que je suis privilégiée à pouvoir me permettre de rester chez moi en attendant de trouver un taf correct.
(Et j'ai passé quelques mois au Brésil il y a longtemps et j'en avais tiré à peu près les mêmes conclusions...).
D'ailleurs à propos de travail j'ai des sentiments un peu contradictoires. Je traîne des pieds pour postuler en ce moment, j'ai franchement aucune envie pressante de retourner m'emmerder dans un taf chiant où je me ferais maltraiter

et en même temps le fait de ne pas savoir de quoi demain sera fait et l'angoisse financière me fait redouter de ne rien trouver.
Mon copain m'a dit que ça ne le choquait pas que je n'ai pas envie de travailler et qu'on trouverait toujours des solutions, et qu'il ne m'a pas vue aussi bien et épanouie depuis des années.
Mais je peux pas m'empêcher de culpabiliser et de stresser un peu...
@Blynn
