ECM féministe

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Lysae
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Toutes mes excuses, j'ai dit des betises, encore une fois tout ça reste dans mon fort intérieur, je me permettrais jamais de dire quoique ce soit sur sa tenue à quiconque.

Je pense que j'ai un problème avec les religions en général : je comprends pas. J'ai l'impression que ça fait plus de mal à l'humanité que de bienfaits, et le prosélytisme ça me fait vriller (Je ne veut pas dire par la que la tenue des gens c'est du prosélytisme hein, je dis ça d'une manière générale)

Pour revenir sur la question du voile
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Je pense que le climat général s'arrange pas, les oppositions se cristallisent, et les extrêmes deviennent socialement acceptables, ce serait bien si le débat d'idée ne se traduisait pas par une augmentation des agressions dans la rue (mais qui fait ça, on leur a pas appris le respect :oo: ) bon, je suis peut-être entrain de devenir une vieille aigrie en mode "c'était mieux avant"...
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Zébule

@Juliette Drouet je suis entièrement d'accord avec toi, j'ai du mal à comprendre qu'on minimise la force d'endoctrinement et la violence du conformisme forcé qui est porté par la majorité des religions.

J'ai grandi avec une religion, j'ai été endoctrinée (pas par mes parents), on m'a fait me confesser à des hommes adultes, on m'a fait peur avec l'enfer, on m'a fait croire aux miracles etc.
Je ne vois pas en quoi ce n'est pas un système spécifique, pour moi ce n'est pas comparable à d'autres structures.

Bon après c'est peut être que justement, ce sujet m'intéresse beaucoup, j'ai regardé beaucoup de témoignages (femmes et personnes LGBT) sorties de communautés religieuses et qui ont été shunned.
J'ai aussi trop de souvenirs des discours tenus pendant lmpt.

Peut être que je me trompe mais pour moi la majorité ici sait très bien que la question du voile est instrumentalisée par les politiques de tout bord soit par racisme et volonté de division soit par volonté de diversion face à leurs manquements.
Mais ça n'enlève rien à la légitimité d'aborder le problème de l'endoctrinement religieux des enfants et de la violence (et d'autres problèmes) que ça peut générer.
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Roxie
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Je passe une tête à titre perso pour faire une suggestion de film à aller voir au ciné en ce moment. Ça s'appelle "la petite dernière". Je ne l'ai pas encore vu mais les retours que j'en ai vu étaient plutôt bon. Et ça parle justement d'une personne élevée dans la religion qui découvre sa sexualité en tant que lesbienne. Je pense que c'est intéressant à voir même en tant que non concerné·e, pour mieux comprendre l'expérience vécue par d'autres que nous, sur un sujet qui revient souvent mais est souvent porté par des non concernés.

Sinon, à titre de staff, sachez qu'on garde un œil sur ce qu'il se passe ici. Pour l'instant on trouve que les discussions sont bénéfiques, et que la charte est respectée. Si ça s'emporte n'oubliez pas le conseil de cooldown (laisser de côté et rédiger une réponse lorsqu'on est moins dans l'émotion primaire ressentie à la lecture).
On vous propose si la discussion reprend de passer sous spoiler pour indiquer qu'il s'agit de ce sujet. Afin de faciliter les choses aux personnes qui auraient envie de passer à autre chose.
Pour découvrir mon travail en tant que photographe/vidéaste, ça se passe sur mon site : duo-azul.com et pour me soutenir j'ai un ko-fi !
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Yennefer
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Je viens de voir passer ce post Insta : 52% des hommes pensent que la société s'acharne sur eux

"Une étude sur le masculinisme révèle que 52% des hommes trouvent qu'on s'acharne sur eux dans la société française.

Cette stigmatisation touche particulièrement la sphère publique, 58% considérant que les médias les caricaturent depuis hashtag Metoo.
Le phénomène s'étend aussi à la sphère intime, avec 53% des hommes de 16 à 59 ans qui pensent que les accusations de violences sexuelles sont souvent exagérées ou mensongères.

Ce sentiment victimaire est encore plus marqué chez les jeunes, atteignant 57% chez les 16-34 ans. Parmi les jeunes de 25 à 34 ans qui connaissent des influenceurs véhiculant des propos masculinistes, 1 sur 2 trouve que ces contenus disent enfin la vérité.

« opinionway pour le sidaction »"

On est pas sortis des ronces :facepalm: .
"May it be a light to you in dark places, when all other lights go out." (J.R.R. Tolkien - The Lord of the Rings)
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Bernie

@Yennefer le reste de l’étude est tout aussi inquiétant voir plus puisqu’on se rend compte que la consommation de contenus masculinistes justifie des comportements à risque et violents comme le retrait du préservatif sans consentement et que ces contenus sont perçus comme une vérité https://www.instagram.com/p/DRtfneEjNPl ... U2MmozaA==
Et les contaminations par le VIH sont à la hausse chez les plus jeunes ...
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Aesma
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Francesca a écrit : 09 déc. 2025, 14:09 Le RN propose de faire des maisons closes ici  . 
J'ai hésité entre poster ici ou sur le topic politique mais comme il y a tout un sujet sur le capitalisme sexuel et le travail du sexe/ça n'est pas un travail mais de l'exploitation dans les cercles féministes, ça m'a paru mieux de le mettre ici.

Je vous linke l'article de Frustration Magazine à ce sujet. Je suis très TRÈS surprise que ce soit le FN qui s'empare de cette revendication qui n'est pas si mauvaise, très déçue (mais pas surprise) que la gauche n'arrive pas à se pencher convenablement sur le sujet et surtout j'ai AUCUNE confiance dans le FN pour protéger les prostitué-es qui sont déjà très marginalisé-es et représentent tout ce que le FN s'applique à oppimer : des migrant-es, des queers, des handi-es, des personnes précaires.
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Haleyor
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intéressante cette enquête, on voit à quel point le rapport à la virilité des hommes est un facteur explicatif de leur vision des femmes (et d'eux même). Par ailleurs on voit que les hommes qui adhérent aux théories masculinistes sont plus enclins à avoir des comportements répréhensibles (si jamais on ne s'en doutait pas) :

                                                                                  ensemble des sondés                                             masculinistes

porter un préservatif avec un.e partenaire
qu’on ne reverra peut-être pas n’en vaut pas                       12%                                                                         36%
la peine

Vous comprenez qu'un homme puisse retirer
son préservatif sans avertir sa/son partenaire
en cours de relation sexuelle, si on le lui a                           11%                                                                          34%
imposé alors qu'il ne voulait pas

Bref, vous avez le ppt complet par ce lien si ça vous intéresse : https://www.opinion-way.com/wp-content/ ... e-2025.pdf
 
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Albert

En ce moment même sur LCP, un documentaire intéressant sur la montée du masculinisme. 
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Aesma
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Aesma a écrit : 10 déc. 2025, 15:18 Je vous linke l'article de Frustration Magazine à ce sujet. Je suis très TRÈS surprise que ce soit le FN qui s'empare de cette revendication qui n'est pas si mauvaise, très déçue (mais pas surprise) que la gauche n'arrive pas à se pencher convenablement sur le sujet et surtout j'ai AUCUNE confiance dans le FN pour protéger les prostitué-es qui sont déjà très marginalisé-es et représentent tout ce que le FN s'applique à oppimer : des migrant-es, des queers, des handi-es, des personnes précaires.

Je reviens là-dessus avec ce podcast (3 épisodes de 20min) + cette vidéo

Dans le podcast on s'intéresse à la très récente décriminalisation en Belgique. Du point de vue des TDS, cette mesure n'a pas eu un impact immédiat et considérable sur leur vie, beaucoup ne souhaitent pas ou ne peuvent pas se déclarer, on aborde aussi la possibilité d'ouverture du salariat qui permet donc d'accéder aux droits des travailleureuses (RTT, congé maladie, cotisation pour la retraite, droits à l'assurance chômage etc etc) avec la garantie que les TDS peuvent refuser des client·es ou des pratiques (d'où l'importance de reconnaitre qu'il s'agit de travail du sexe là où une """masseuse""" n'ait pas en mesure de refuser un·e client·e). Y a un certain enthousiasme pour cette mesure chez les TDS vu que ça leur apporterait une certaine protection MAIS pour être salarié·e, il faut être régulariser et c'est probablement un point crucial pour le FN puisque ça exclut toutes les personnes sans papier. Côté asso on note que la décriminalisation permet avant tout la suppression des risques juridiques vu qu'il existait un tas de choses qui permettait d'incriminer les TDS (on a un exemple en France à la page 42 de ce rapport où malgré une politique "abolitionniste" et de pénalisation des clients, une TDS raconte qu'elle en a pour 1000€ de frais d'avocat pour sortir de rétention parce qu'elle se fait régulièrement arrêter par la police et a donc décidé de passer par un intermédiaire - donc un proxénète qui lui prend une part de sa thune - pour limiter ce risque). Cette asso note également de petites avancées, avec une réduction des annonces proposant des pratiques à risque, une augmentation des plaintes lorsque les clients se révèlent être des agresseurs et ne respectent pas le contrat pré-établi.

Sur le fait de se déclarer y a des gros espoirs sur les coopératives ça parle notamment d'une boite qui s'appelle SMART mais j'ai pas compris exactement comment ça fonctionnait :hesite:

Le gros espoir c'est que cette loi permette d'atténuer le stigmate de la prostitution, certaines personnes le disent, elles ont un peu moins peur depuis le passage de la loi et espère qu'à l'avenir elles ne subiront plus de discrimination à l'embauche, au logement etc du fait d'être ou avoir été prostituées. Mais aux Pays-Bas ça s'est aussi traduit par une augmentation du stigmate pour les personnes qui ne respectaient pas le cadre imposé. Inquiétude aussi sur le déplacement de la prostitution vers le web notamment du fait de la répression de politiques communales très hostiles qui ne veulent pas de ça chez elles. Les TDS de rue disparaissent ce qui a pour conséquence de les isoler, ielles peuvent moins facilement bénéficier de soutien par les pair·es, ielles sont moins facilement identifiables par les assos d’accompagnement.

Les assos abolos ont peur d'une augmentation des réseaux de traite, condamnent une légalisation du proxénétisme via ce statut salarié et regrettent une banalisation de la prostitution, que l'on rende normal d'arrondir ses fins de mois en tapinant et s'inquiètent pour les + jeunes qui sont de + en + nombreuxses à se prostituer. Un chercheur note que cette augmentation est principalement dûe à... la précarisation accrue des jeunes. (C'est pas la France à Macron mais l'inflation ça touche aussi la Belgique). On cite notamment l'exemple de la France avec la pénalisation des clients en 2016 qui a vu une augmentation de la précarisation, des IST, des violences etc pour s'opposer aux discours abolitionnistes et on note que de nombreuses associations (par exemple Amnesty International, Médecins du Monde ou le Planning Familial) prônent la décriminalisation de la prostitution pour mieux lutter contre les réseaux de traite.

Au niveau de l'UE on se dirige de + en + vers une généralisation du modèle abolitionniste suédois ce qui est déploré par les concerné·es, on s'attaque à la prostitution mais pas à la cause de la prostitution, pas à la précarité, pas à l'irrégularité, pas à la transphobie, au validisme de notre société. On leur dit d'arrêter le tapin sans leur offrir d'alternative viable et avec des "aides à la sortie" qui correspondent à la moitié du seuil de pauvreté. :goth:
 


Dans l'autre vidéo on aborde beaucoup beaucoup de choses.

Déjà dans les choses que je retiens : ce n'est pas la première fois que la droite propose un texte "en faveur" des TDS, il est porté par Philippe Juvon, député LR (et j'avoue ça me fait mal mais le texte en lui-même me parait plutôt très correct alors qu'il est co-signé par cette immense merde de Sébastien Chenu :non:), puisqu'il vise à modifier la définition de "proxénétisme" dans le droit français :
Le proxénétisme est le fait, par quiconque, de quelque manière que ce soit :
→ D'aider, d'assister ou de protéger la prostitution d'autrui ;
→ De tirer profit de la prostitution d'autrui, d'en partager les produits ou de recevoir des subsides d'une personne se livrant habituellement à la prostitution ;
→ D'embaucher, d'entraîner ou de détourner une personne en vue de la prostitution ou d'exercer sur elle une pression pour qu'elle se prostitue ou continue à le faire.
Le proxénétisme est puni de sept ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende.

Y a plein de subtilités ici avec plein d'autres articles
Et c'est en effet un vrai problème, souvent dénoncé par les concerné·es. Dans la loi française on ne fait pas de différence entre un mac et un·e pote. Tu peux être inculper pour proxénétisme si tu vis en coloc avec une pute, si tu vis en couple avec une pute, si tu loues un appart à une pute (et en tant que proprio tu peux virer une personne de son logement sans préavis si elle se prostitue), si en tant que jeune majeur·e ta mère est une pute et pourvoi à tes besoins, si une pute t'offre un cadeau, te prête ou te donne de l'argent. Et du coup l'inverse est vrai aussi : aider, assister la prostitution d'autrui, si tu prêtes ou donnes de l'argent à une pote pute tu es considéré·e comme proxénète aux yeux de la loi, si tu lui fournis des capotes aussi, les potes TDS qui donnent des conseils aussi, la personne qui fait tes back-up (que tu préviens et à laquelle tu donnes des infos quand tu as un RDV et qui s'assure que tu ailles bien), etc etc.

Donc là le texte viserait uniquement le 2e point et permettrait de ne plus inculper les "gentil·les" propriétaires qui louent des apparts à des personnes qui se prostituent parce que quand-même la peine est lourde donc ça fait chier. Assez scandalisée que le 1e point osef alors que les réseaux d'entraide sont assez capitaux dans ce milieu où les personnes sont ULTRA vulnérables mais en soi permettre aux TDS de pouvoir avoir un logement sans risquer d'être expulsé·e à tout moment, de pouvoir vivre en coloc, en couple, avec ses enfants majeur·es, prétendre à une banque ce serait déjà une mini avancée salutaire.

Bon je pense que comme d'hab' ça laisse toujours de côté les sans pap' (d'ailleurs cette proposition de loi a un an, et je me souviens pas que les gens en aient parlé, il semble actuellement au point mort)

PENDANT CE TEMPS, Laurence Rossignol veut à l'inverse étendre la pénalisation des client·es aux prestations dématérialisées (comprendre que si tu achètes un nude sur OnlyFan tu devrais être pénalisé·e) avec un objectif de législation proche de la Suède (qui a pourtant de grosses failles)

Dans les autres trucs abordés que j'ai retenu y a le fait que les assos d'aide à la sortie type le Nid ont une manière de fonctionner très discutable :
→ Aucune aide matérielle apportée lors des maraudes (faudrait pas leur fournir des capotes qui leur permettraient d'éviter les IST)
→ Les personnes en parcours de sortie ont interdiction de se prostituer sous peine de se voir supprimer les aides (j'ai pas cherché récemment mais y a pas si longtemps c'était 330€ + 100€ par enfant à charge, non cumulable avec d'autres aides - donc déjà le RSA est + avantageux alors que c'est déjà la catastrophe - et cette aide est conditionnée au fait de parler français + est retirée en cas de ""récidive"". Soyons clair, 330€ ça ne suffit pas pour vivre, le RSA ne suffit déjà pas pour vivre et c'est à cause de la faiblesse de cette aide que de nombreuses personnes se sont mises à la prostitution. Si c'était 330€ en sus, pour avoir un complément de revenus, pouvoir se permettre de refuser des passes, mettre de côté pour envisager de faire autre chose, ce serait cool. Mais c'est pas le cas.
→ Beaucoup de TDS développent des compétences via cette activité, qui ne sont strictement jamais valorisées lorsqu'ielles cherchent à se reconvertir. Les métiers alternatifs qu'on leur propose sont systématiquement des métiers dévalorisés, difficiles, dangereux, sous-payés. Quitter le tapin pour être femme de ménage ben... bof. Bosser des heures, en se pétant le dos et en respirant des produits toxiques, meh.

On en a parlé ailleurs et ça s'offusquait que "Je voudrais pas que mes enfants se prostituent", ben ouais ok, mais j'avoue que je préfèrerais aussi que mes enfants soient pas éboueurses, employé·e polyvant·e McDo, agent·e d'entretien. Des métiers de pauvres, de femmes, de racisé·es. Et c'est pas des métiers que je méprise fait par des personnes qui seraient "inférieures", c'est des métiers de merde qui devraient être mieux rémunéré·es, avec moins d'heures, avec une meilleure protection en cas d'accidents etc (et certainement pas des contrats encore + précaires, les aides ménagères c'est de + en + de la sous-traitance qui passe par des agences d'intérim, elles sont payées les heures faites sur place mais pas les trajets entre, sont souvent en temps partiel et ne sont pas payées quand elles sont malades etc :non:) Et d'ailleurs c'est fou, quand c'est bien payé, et bien considéré, les gens se battent pour le faire.
 


Sur le FN et sa proposition, les trucs dont ils parlent quand on les interroge sur le sujet :
→ Je me demandais pourquoi c'était le terme de "maison close" qui était ressorti alors que ce n'est pas nécessairement l'objet de cette proposition de loi mais c'est bien le porteur du texte lui-même qui l'a utilisé ici « Je vais proposer la réouverture des maisons closes, mais tenues par les prostituées elles-mêmes, en mode coopératif » et ça m'interroge ++ parce que ça évoque une époque lointaine et révolue, hors les maisons closes c'est l'époque des "filles à numéro" où l'on fichait les prostituées pour s'assurer qu'elles ne risquaient pas de contaminer les "pauvres" clients.
→ J'ai aussi vu passer un vieux mec de droite qui disait ici « Je suis pour. Avant, l’apprentissage de la sexualité se faisait dans les maisons closes et se faisait moins par internet » et vraiment ça me terrifie, remplacer l'EVARS par leurs maisons closes. Osecour.
On est vraiment dans un fantasme de la France à l'ancienne où papa emmenait son fiston aux putes pour qu'il devienne un homme et qu'on le dépucèle. Je.  :vomi: Donc comme je le craignais, le focus n'est pas fait sur le bien-être des TDS et l'avancée de leurs droits mais est 100% axé sur le confort des hommes avec des relents mascus que j'arrive pas à analyser parfaitement mais qui me débecte bien.
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Lysae
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Des étudiants on détourné l'utilisation du congé menstruel mis en place par leur université pour sécher les cours:
https://www.huffingtonpost.fr/france/ar ... 60139.html

Je suis :eh2: :facepalm: :facepalm:

Sérieusement, les mecs ont vu que le dispositif était ouvert à tout le monde et se sont dit que ça se tentait de gruger avec, le manque de respect :bomb: :bomb: :bomb:
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Albert

Ce n'est pas pour troller, mais je ne comprends pas le principe de congé menstruel. J'ai du mal avec le fait que cela soit spécifique pour les douleurs menstruelles, et pas par exemple pour d'autres douleurs chroniques, comme ma collègue (ménopausée) qui a parfois tellement mal au dos qu'elle galère à sortir de son lit ou une autre qui a des migraines, ou pour garder un enfant malade. Je ne connais aucune femme autour de moi qui ait des douleurs menstruelles si importantes qu'elle ne peut pas travailler à ce moment là. Le seul cas qui me vienne à l'esprit, c'est celui d'une jeune apprentie, qui évoquait ce problème quand elle ne venait pas, mais à moins qu'elle ait eu ses règles toutes les 2 semaines, elle avait surtout/aussi un énorme problème de motivation dans ses études.

Si on réfléchit à ce système qui est uniquement pour les femmes, n'importe quelle femme (de 18 à 49 ans) peut s'absenter 10 jours par an sans justification ni préavis, ce qui est un gros avantage sur les hommes, alors même, je le redis, que je n'ai jamais rencontré dans mon expérience pro ou perso une femme absente pour douleur menstruelle ou présente mais incapable de travailler, et je suis dans un milieu assez féminin.

J'évoque ce doute sur le sujet pas pour être désagréable ni dénigrante, mais pour apporter mon point de vue, et dire que, même en étant féministe, je trouve (c'est personnel) ce concept bizarre, et difficile à défendre. J'ai peur que ce soit quelque chose qui desserve finalement, parce que too much. Je préfère me dire qu'on rajoute 10 jours de congés à tout le monde que 10 jours de congés menstruels. Je préfère qu'on qu'on propose plus de jours pour les jeunes parents. Je préfère qu'on propose moins de jours de travail dans la semaine pour tous les salariés. 

Edit : ou que les jeunes femmes qui souffrent de douleurs menstruelles handicapantes puissent avoir une dispense de 10 jours par an de leur médecin, ça marche aussi.
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Lysae
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@Albert Je suis d'accord avec toi sur le fait qu'on pourrait accorder des jours pour tout type de douleurs, notamment dûes à des maladies chroniques. Je pense qu'une partie du problème est dû au manque d'accès au medecin (en tout cas chez moi je renonce facilement à aller chez le medecin vu les dispo, 1 à 3 semaines pour un rendez vous non urgent) je préfère que mes enfants soient gardés par ma mère quand ils ont la grippe que d'aller prendre rendez-vous pour le certif enfants malades...

Mais j'ai eu une amie qui devait se gaver d'antidouleurs quand elle avait ses règles et pour qui c'était difficile ne serait-ce que tenir debout (autant dire que ces jours là les cours rentraient par une oreille et sortaient par l'autre) donc je vois comme ça peut être nécessaire.

Bref, je n'ai pas la solution mais j'imagine qu'il faut tester des choses pour trouver ce qui fonctionne. Ça me dégoûte quand même que cette possibilité soit détournée par des gens non concernés alors que les initiatives ne courent pas les rues.
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Albert

@Lysae Pour le coup des jours accordés par un médecin pour des douleurs chroniques, je trouverais ça top. 
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Natylia

@Albert Ce n'est que mon expérience personnelle (donc ça vaut ce que ça vaut  :shifty: ) mais ça m'est déjà arrivée de ne pas pouvoir me lever de mon lit à cause de mes règles (et j'ai d'ailleurs raté une journée de boulot à cause de ça, et ne pouvant pas poser de jours de congés, j'ai perdu 1/30e de mon salaire).
Ca m'est déjà arrivé aussi de tomber dans les pommes... et c'est un vrai problème, sachant que j'ai une trentaine d'élèves sous ma responsabilité. 
En général, sur le début, je perds tellement de sang que je suis ultra faible physiquement : si je travaille ce jour là, je suis obligée de rester assise à mon bureau, ce qui n'est pas toujours évident dans mon boulot (voir même obligée de changer ce que j'avais prévu de faire, car incapable d'être mobile dans la classe pour aider mes élèves).
Bref, tout ça pour dire que je ne trouve pas ce congés inutile, mais évidemment à utiliser avec discernement. (et je n'imagine même pas les personnes ayant de l'endométriose par ex).
Pour revenir sur les autres problèmes/maladies chroniques, je trouve que ça serait aussi utile de pouvoir avoir des congés/temps de travail adaptés, pareil pour les parents...
De façon générale, je trouve que le travail est rarement adapté aux différents moments de la vie d'une personne lambda et qu'il faudrait revoir totalement la place du travail dans la société (mais bon, c'est visiblement pas près d'arriver). 
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Albert

@Natylia en relisant mon message, je me suis rendue compte qu'on pouvait croire que je pensais qu'aucune femme ne pouvait avoir de douleur menstruelles très handicapantes, ce qui n'est pas bien sûr ce que je voulais dire. Je suis désolée que tu aies pu en souffrir toi même. D'ailleurs j'admire vraiment les profs pour la force physique et mentale dont il faut faire preuve chaque jour. Perso, certains après-midis pendant lesquels je suis crevée et j'ai mal à la tête, imaginer qu'en tant que prof il faudrait que je gère quand même des élèves, ça force le respect.
Mais globalement, les douleurs menstruelles vraiment handicapantes ne concernent qu'une petite minorité de femmes, et le congé menstruel est vraiment très spécifique d'une douleur.
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Xixili

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Merci de ne pas me citer   :happy:
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Octavienne

@Albert J'ai d'abord bondi en lisant ton message puis j'ai vu que tu avais un peu tempéré.  :fleur:
Ce n'est pas évident de se fier à son expérience personnelle pour juger de la pertinence du congé menstruel. De mon côté, je n'ai connu qu'une seule femme souffrant d'endométriose dans ma vie (ou du moins diagnostiquée), je ne remets pas pour autant en cause les statistiques de femmes qui en souffrent.
D'une part, les douleurs sont variables d'une personne à l'autre. D'autre part, il y a les symptômes associés. Pour parler de moi, je supporte les crampes du premier jour des règles, ça ne m'empêche pas de travailler (même si j'ai du mal à me traîner et que ça serait compliqué avec un travail plus physique). Mais j'ai la migraine pendant un jour ou deux une semaine après les règles et là, ça m'est déjà arrivé de rentrer chez moi en milieu de journée tellement je n'arrivais plus à rien faire. J'ai aussi eu des vertiges et suis tombée deux fois en marchant cette année... Autant de jours de congés en moins et de journées où j'aurais mieux fait de rester couchée.
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ZeTaupe

@Albert
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Je veux retrouver ma terre, ma bière et mon tricot - Juliette Armanet
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Jeudi

@Albert Les stats sont autour d'une femme sur dix à avoir de l'endométriose. Plus toutes celles qui ont des douleurs sans avoir de l'endométriose. Donc cela fait suffisamment de femmes concernées pour ouvrir le sujet.

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Alors ok je suis de la génération où "les douleurs de règles, il faut faire avec". Mais tant qu'on n'a pas de traitements corrects contre l'endométriose, que les douleurs des femmes sont toujours minimisées, etc, c'est important de mettre en place ce congé. Parce que seules nous sommes capables de dire "la douleur est trop insupportable pour aller travailler", même quand la médecine ferme l'oreille. 
 
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Ostepops

J'ai mis du temps à faire le lien, mais je suis très fatiguée, gros mal de tête et nausées la veille de mes règles ou le 1er jour. J'ai souvent cru être en train de tomber malade, genre mini grippe, avant de réaliser que ce n'était "que" hormonal !
J'ai la grande chance d'habiter dans un pays qui ne demande pas de certificat pour les maladies de courte durée (à l'employeur de décider de ce que ça veut dire, mais en général c'est au moins 1 semaine, et à l'employeur de payer le rdv médecin). Donc si je me sens malade, peu importe si c'est causé par un virus, des hormones ou même psychologique, j'envoie un mail et je reste chez moi. Évidemment ça repose sur la confiance envers les employés et il y en a qui abusent le système, mais ça m'a permit de réfléchir à ce que ça veut dire "être malade" ou pas en état de travailler, et comment ça peut être gérer ça dans le monde du travail.
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