@Oiselle Ton message m’a fait pleurer. L’injustice de ce que tu vis, ce n’est pas possible. C’est très différent mais j’ai aussi une petite fille « neuro-atypique » qui rend la vie très difficile (bien qu’il n’y ait pas de conflit et pas de violence directe) et l’apprentissage le plus difficile que j’ai eu à faire ces dernières années, c’est de ne pas me sacrifier (ne serait-ce que pour ne pas sacrifier mon second enfant), y compris si c’est moins confortable pour mon enfant.
Je sais qu’elle a besoin de moi, je sais que cette situation n’est pas sa faute, je sais qu’elle est la première à en souffrir mais la limite de mon dévouement, c’est ma propre santé mentale. Ma propre vie.
Protège-toi. Vous êtes deux personnes distinctes, si jeune soit-elle. Sa violence, sa dérive, sa souffrance lui appartiennent, tu n’as pas à lester ton sort au sien s’il te met en péril et met en péril ton fils. Tu as de la valeur, tu as le droit de prendre les mesures qui s’imposent pour te préserver, préserver ta dignité, ta santé, ta vie. C’est sauver ta peau et celle de ton fils à défaut de pouvoir sauver tout le monde, ce que PERSONNE ne parviendrait à faire à ta place. Te séparer d’elle n’est pas l’abandonner, tu aideras ta fille autrement, vous relationnerez autrement que ce que tu pouvais espérer d’une relation parent-enfant, mais c’est vital.