@Jeudi Pour le coup, si jamais tu venais vivre plus de 10 ans chez tes parents, ça vaudra le coup de faire une réunion de famille afin d'acter ce qui est ok ou non pour tes adelphes et si possible devant un notaire pour ne pas que ce soit oublié au moment du décès. Autant tu peux connaître la situation familiale actuelle, autant celle dans 40-60 ans beaucoup moins (est-ce que tes adelphes auront toujours leur emploi? un conjoint gentil? une bonne santé? ou est-ce qu'ils auront fait des mauvais choix de vie les menant à la banqueroute? auront un nouveau partenaire radin qui leur monte le bourrichon? des gros problèmes de santé non pris en charge par leurs assurances? des problèmes avec leurs propres enfants? etc). Puis ça pourrait te permettre à toi aussi de poser les avantages que tes soeurs ont eu et pas toi.
On n'est pas sur des comptes d’apothicaire, mais sur des gros sous, on peut très vite atteindre les 100 000€. (suffit juste qu'un parent donne 1000€ par mois pour vivre pendant ses 10 ans d'études, ben c'est 100 000€ qui ne seront pas à l'héritage des autres, ça fait quand même beaucoup. Ou 10€ de nourriture par jour pendant 50 ans, ça fait 180 000€). Si les parents peuvent se charger au fur et à mesure d'équilibrer les comptes, c'est plus simple pour les enfants de ne pas se sentir lésés et d'exploser au moment du décès.
Pour finir sur ce sujet, j'aimerais préciser:
-quand je disais "où ça déconne", c'était un point de vue de parent qui se projette. Je vais surement les éduquer à être indépendant, à savoir se débrouiller, à savoir trouver les ressources nécessaires quand ils ne savent pas quelque chose pour savoir le faire, à vouloir découvrir ailleurs et j'espère que dans parcours sup ils ne mettront que des trucs à plus de 3h de train (alors je pense que je serai en PLS à ce moment là, à les voir partir si loin, mais je leur souhaite d'avoir assez confiance en eux et dans la vie pour se dire que oui ils vont savoir gérer de vivre seul à plus de 3h de chez leur parents à 18 ans).
-jamais je ne mettrais mon enfant à la porte. Quand le monsieur m'a dit "parasite", c'est ça que j'ai jugé, pas le fils. C'est très fort comme mot et cet homme doit en avoir gros sur la patate. Par contre si jamais la cohabitation venait à perdurer après 30ans et sur plusieurs dizaines d'années, j'espère pouvoir mettre en place des stratégies pour ne pas en arriver à penser "enfant = parasite" (faire une extension, avoir chacun son frigo, ne pas forcément manger tout le temps ensemble, ne pas me charger de ses tâches ménagères, bref cohabiter et non pas faire perdurer le statut d'éternel adolescent)
Je rebondissais à la conversation où les beaux-fils adulescents n'ont pas l'air de vouloir quitter le nid, d'envisager de faire le ménage et que ça saoule les belettes concernées.