@Ophélia Je réagis par rapport à ton commentaire sur le "Ça ne sert à rien de [...]", parce que typiquement, c'est un argument que trop de monde utilise pour se dédouaner partout, je trouve. Perso, je n'ai jamais pris l'avion de ma vie adulte et je ne compte pas le prendre jamais (à moins que mes enfants déménagent sur un autre continent quand ils seront adultes), et je pourrais considérer que ça ne sert à rien de manger végétarien si on considère les stats qui dit qu'un aller Paris-je-sais-plus-où-aux-USA équivaut à 14 ans d'alimentations végétales, mais ça me semble dangereux de propager ces idées-là.
C'est multifactoriel et c'est super en soi d'informer les gens, mais je trouve qu'il faut faire attention à ne pas non plus valider l'inertie, surtout si (pour ceux qui le pensent) on pense que la société influence les politiques qui influencent le modèle sociétal. Bref. Les français (par exemple) sont nombreux à avoir des assurances-vie (estimé à ~ 40 % des ménages) et ce n'est pas les 10 000 € qu'ils ont dessus qui déséquilibrent le monde, VS leur voyage en avion annuel, ou plein d'autres trucs qu'on pourrait y mettre en comparaison. On retombe presque toujours sur la (sur)consommation de toute façon, quand on y réfléchit (même si j'imagine que c'est aussi le fond de ton propos par rapport aux entreprises, je ne sais pas).
Et honnêtement, je ne pense pas que ce soit "tabou" dans les classes privilégiées, je pense que c'est simplement la plupart du temps concomitant (les gens qui investissent sont - c'est une généralité gros sabot - de droite et n'ont pas dans leur priorité l'environnement). Maintenant, on investit beaucoup par indice, si le monde décidait qu'on pouvait titrer en bourse des entreprises de recherche (je ne sais pas si c'est le cas à part la santé, je dis ça parce que vous voir parler de géoingénierie au-dessus m'y fait penser), ça deviendrait moins critiquable d'investir en bourse (enfin c'est surtout vrai si tu critiques le fond - ce qui s'y trouve actuellement - plutôt que la forme - le modèle économique de nos pays ?).
Fondamentalement, on retombe assez sur le débat des ultra-riches, les voyages en avion et les investissements de la classe moyenne n'ont rien à voir avec les leurs, même si (j'imagine) il faut en passer par nos changements d'usages pour influencer plus tard les politiques et encourager les décisions "difficiles"/"impopulaires".
Mon message est super décousu (et plein de parenthèses

) et ne vise personne en particulier, mais j'ai du mal avec la thématique des responsabilités, donc je voulais rebondir dessus. C'est un peu le débat "la faute aux entreprises" / "la faute aux consommateurs" qui est vachement compliqué aussi et est très politique quel que soit la réponse que l'on y choisit. Et je me rends bien compte qu'en écrivant un message de type "oui, mais" ce n'est pas beaucoup mieux question gestion de la responsabilité, mais bref, je crois que je voulais juste appuyer l'idée que : ça ne sert pas à rien quoi qu'il en soit de faire des efforts quelque part. Et que, d'accord, il ne faut pas d'œillères non plus, mais qu'on ne peut pas beaucoup avancer avec des pensées négatives (?) de ce type.
Si quelqu'un a quelque chose de plus intelligent à dire sur la question, n'hésitez pas, je trouve ça intéressant, mais je réponds un peu avec les pieds
