Je suis en train de remettre en question tout mon suivi psy, je vois une psychologue depuis un an suite à un épisode dépressif assez costaud début 2025. Au début, ça se passait très bien, c'est une personne bienveillante et je pense réellement compétente, mais je me pose honnêtement la question de ce que je retire de nos séances. Elle est d'orientation plutôt psychanalytique et je pense que fondamentalement ça ne me convainc pas. On a parlé d'évènements douloureux qui sont survenus dans mon enfance et je pense que pour elle, c'est un signe de grand progrès, ça montre que le travail est concluant, etc, sauf que... ba en fait, ça fait longtemps que je sais ce qui a pu me faire souffrir dans mon enfance et pourquoi, j'en avais déjà longuement parlé avec une psychiatre avec laquelle j'ai eu un suivi il y a plus de dix ans (ça remonte !), je n'ai pas le sentiment d'apprendre quelque chose de révolutionnaire. Je me demande jusqu'à quel point c'est utile de ressasser, encore et encore, ce qui n'a pas été dans mon enfance.
Elle est très branchée enfance donc elle me ramène très souvent à mes difficultés de cette époque avec mes parents, etc, et pour être franche, ça me soûle un peu, j'ai envie d'aborder ma vie avec ma perspective d'adulte. J'ai l'impression d'être infantilisée, je pense pas que de l'entendre me répéter "vous êtes une petite fille blessée au fond de vous" soit de nature à m'aider à bien aller.
Notamment, j'ai le souvenir d'une séance où j'évoquais des difficultés avec un collègue de bureau et du fait que son attitude me "frustrait", c'est le mot que j'ai employé, et elle a aussitôt sauté sur l'occasion pour partir sur un couplet sur l'utilisation de ce mot qui selon elle retranscrivait une posture enfantine de ma part et la petite fille en vous blablabla. Ouais ou alors ce collègue avait une attitude objectivement pénible aussi sinon
D'un autre côté, encore une fois, j'ai traversé une période vraiiiiiiment compliquée début 2025 donc on ne peut pas dire que je n'ai pas besoin d'aide et qu'il n'y a rien à surveiller côté santé mentale