Merci pour vos retours ! Je vous mentionne pas mais vos témoignages sont intéressants à lire
Malheureusement je n’arrive pas du tout à m’avouer que mon envie suffit, et que ces raisons sont suffisantes. Peut-être que ça vient de ma propre construction, c’est peut-être probable. Quoi qu’il en soit j’avoue que je suis un peu « jalouse » de ne pas réussir à surpasser ces craintes. Je pense que me retirer ce poids m’aiderait pourtant à y voir plus clair. Peut-être que j’ai peur d’y voir plus clair aussi, qui sait ? Bref.
Sinon hier une femme en pleine interrogation à ce sujet a posté sur Instagram pour parler de tout ça. J’ai été très étonnée et un peu blasée de voir comment étaient représentés et perçus les gens sans enfants et plus en âge de procréer. Les exemples cités n’étaient que valorisants parce que ces gens « avaient une vie dingue », avaient voyagé aux quatre coins du monde, étaient engagés dans tout, etc. Ça donnait l’impression qu’une vie sans enfant devait être comblée par dix mille activités. Qu’une vie sans enfant n’était finalement pas une vraie vie normale, qu’il fallait de fait sortir du cadre planplan du couple dans sa maison. Ça m’a un peu irritée, même.
D’ailleurs il y a eu aussi des témoignages avec régulièrement une projection de filiation à ce propos. Des gens de notre âge qui se disaient s’être sentis « comme leurs enfants » (a ces couples plus âgés). Ça me met mal à l’aise de réduire les interactions avec des couples sans enfant par cet unique prisme. Ça montre que finalement, même accepté, c’est juste accepté justement et pas normalisé. Je sais pas si je m’exprime bien mais ça m’a blessée de me dire que même vieille, si je n’ai pas d’enfants, je serai confrontée à ça. Et qu’on ne pourrait pas, dans l’imaginaire collectif, avoir une vie planplan parce qu’on a pas d’enfant : c’est forcément qu’on a trop d’envie et de choses à faire à côté !