En ce qui concerne l'école, on a quand même des problèmes de discipline en France aussi. En fait, on demande aux professeurs de s'adapter aux enfants qui ont changé. Soit. En effet, les enfants ont changé et pas forcément en mal, je vous rejoins que donner de l'importance aux enfants, leur permettre de s'affirmer, de remettre en cause les adultes et ne pas se soumettre bêtement à l'autorité, c'est quelque chose de positif. Là où ça coince, c'est que les élèves ont changé, il faut que les enseignants changent leurs méthodes MAIS les conditions d'enseignement sont toujours les mêmes. Or, avec une classe de 25 -30 élèves, si les élèves ne se soumettent pas à l'autorité de l'enseignant et la (con)testent sans arrêt, c'est impossible d'avancer. Enfin, perso, je n'y arrive pas. Et oui, les parents ne sont pas toujours d'un grand soutien. J'ai mis en retenue 5 élèves la semaine dernière, que j'ai surveillé sur mon temps libre (donc sans être payée), après les cours. Seulement 2 élèves sont venus. Les autres, les parents ne veulent pas venir les chercher à cette heure, ça ne les arrange pas etc. J'ai aussi le cas d'un élève TDAHI qui pose énormément de souci en classe et sur les temps de pause. Les parents justifient tous ces comportements par son handicap, s'insurgent devant les mots dans le carnet...etc. Total, le gamin se sent tout puissant. Pourtant, je peux vous dire qu'on est hyper softs...
@Imaginarium Dans ton exemple, cela reste bienveillant dans le sens où tu l'as prévenu, tu lui as expliqué. Mais en effet, je pense qu'on se rapproche plutôt de la
discipline positive que de l'
éducation bienveillante (oui, on va finir par s'y perdre !), que je trouve d'ailleurs bien mieux
@Zébule : Super intéressant l'article ! J'ai particulièrement apprécié ces passages
"Avec toutes ces méthodes, nous avons sans nous rendre compte mis en place des « suradaptations » autour de notre enfant, qui font qu’il nécessite aujourd’hui un mode d’emploi de quatre pages en diplomatie et négociations"
"Je n’ai pas une éducation permissive, on discute, on explique. Lui crier dessus ? Parfois, ça arrive quand je ne réussis pas à faire mieux. Ça marche, il est puni, il pleure, tout le monde est contrarié. Et d’après Instagram, j’en fais un anxieux qui finira sa vie sous anxiolytiques, incapable de trouver le bonheur."