Hier soir nous sommes allées voir un feu d'artifice près de chez nous. C'était très chouette ! Nous sommes arrivées juste juste au début car E s'était endormie pendant le trajet retour des activités, puis sur le canapé et je n'ai pas vu le temps filé donc se préparer, y aller en voiture, y aller à pieds c'était limite mais comme ça nous n'avons pas eu froid en attendant. Puis nous avons poursuivi le plaisir en regardant bien les vitrines et les illuminations.
Retour à la maison 20h30, nous n'avions pas mangé, la fatigue rendait chacune très irritable. J'ai un peu monté le ton alors qu'il aurait surtout fallu patience et douceur.
E a fait pipi dans sa culotte en pleurant, mais a mangé après.
Et puis au moment du pyjama etc j'ai senti que je n'avais pas la force. Je me suis couchée et j'ai les ai laissé en plan. Je me suis endormie. M est venue me demander ce que je faisais, j'ai répondu je dors, elle s'est couchée à côté de moi... E nous a rejoint ensuite.
Et vers 22h15 AL a réalisé qu'elle n'était pas couchée, même pas en pyjama et au lieu de se débrouiller comme une grande elle est venue me chercher

Comme je m'étais un peu reposée, je l'ai accompagnée. Au retour j'ai couché M dans son lit, et j'ai redormi.
Ce matin je me sens encore tellement fatiguée. Elles jouent tranquillement mais je vois l'heure qui tourne, personne n'est habillée.
J'ai juste envie de me recoucher, je sais bien que rien ne va se résoudre pendant ce temps. Et évidemment comme à chaque fois que je me sens en galère je remets en question le bien fondé de ma séparation, ma capacité à mener ma vie seule, à guider mes enfants, je vois mes travers et mes difficultés bien en face et je me demande si ce n'était pas mieux avant... (C'était surtout différent avec du mieux et du pire). Et ça m'énerve de voir que ça prend encore tellement de place dans ma vie et mes réflexions.
Je vais essayer de faire une journée cocooning, peut-être des crêpes pour le goûter et la joie. Et ça ira.