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La veille des arnaques en parentalité : pseudosciences et culpabilisations à gogo
Ne pas citer mes spoilers svp, merci! 
Maman de Sunshine (8/25)

Maman de Sunshine (8/25)
- Olympe
- Bébétincelle
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Merci de ne pas me citer 

Lemon a écrit : ↑07 avr. 2025, 15:04 Pareil que mes VDD, on a jamais pu l'endormir, juste la rassurer pour qu'elle s'endorme seule. C'est pour ça les parents qui dorment avec leurs bébés/enfants c'est de la science fiction pour moi (passé le 1er mois où ils dorment sur nous), de notre côté c'est impossible !
Chez moi c'est complètement l'inverse, ma fille est une pile électrique même en montrant les signes de fatigués qui vont bien, elle est incapable de s'arrêter toute seule, elle ne s'endort que au sein ou bercée par son père (et dans une poussette qui bouge à la crèche). Dans tout les cas il faut qu'elle soit restreinte physiquement pour arrêter de bouger/escalader/explorer. J'ai jamais pu la mettre éveillée dans son lit sans qu'elle pleure de détresse ou se ballade dans tout les coins.
@Lazaretto tout à fait d'accord avec toi. Juste pour la remarque de ta gyneco, je ne sais pas s'il faut vraiment l'analyser. Je suis du genre à faire un compliment ou un commentaire positif quoiqu'on me dise du type "c'est super d'avoir 2 garçons" si une femme enceinte m'annonce avoir un 2ème garçon, mais j'aurais dit "c'est super d'avoir un garçon et une fille" si on m'annonce une fille. Ta gyneco aurait peut être dit que tu avais bien raison d'allaiter encore si tu lui avais dit que c'était ton cas, ou peut être qu'elle aurait dit qu'il faut faire comme on le sent si tu avais dit que tu avais donné le biberon. Je ne sais pas si je suis claire, mais pour moi les commentaires positifs sont souvent du liant social et du réconfort, en rien un jugement de fond.
Je viens de tomber sur un truc sur Instagram qui m'a fait tomber des nues : la babilogie. En gros, la praticienne fait parler les bébés pour expliquer leurs troubles, le dernier en date, à propos d'un bébé, c'est parce que c'est l'âme réincarnée du bébé parti par IVG tant d'années auparavant et qu'il veut rendre sa mère heureuse pour mériter d'être gardé, donc c'est pour ça qu'il dort mal/colle sa mère, etc. Est-ce que le bébé, après avoir parlé à la thérapeute ayant consulté "la Sagesse", a réglé ses prétendus problèmes, l'histoire ne le dit pas...
Franchement, même hors des questions de sensibilité personnelle aux histoires d'âmes/incarnations (dans l'absolu, sans doute que l'histoire maternelle influence qui est le bébé), je me dis surtout qu'on ne sait plus quoi inventer pour faire lâcher de l'argent aux parents en détresse...
Franchement, même hors des questions de sensibilité personnelle aux histoires d'âmes/incarnations (dans l'absolu, sans doute que l'histoire maternelle influence qui est le bébé), je me dis surtout qu'on ne sait plus quoi inventer pour faire lâcher de l'argent aux parents en détresse...
- Meeteetse
- Bébétincelle
@Lemon oui il est chouette, et comme on peut être particulièrement sensibles aux arnaques quand on devient parents (car : la fatigue, l'anxiété) il est toujours utile, genre y a eu un truc sur la kinésio récemment.
"Y'a pas marqué Saint Bernard sur ma fiche de poste" (Dre FàL, La machine à café du labo, Ed. du Terrier, 2023, p. 241)
J'ai l'impression que l'influenceuse Marion Cuerq qui parle des "droits de l'enfant" gagne beaucoup en popularité. Les gens la citent souvent comme référence dans la nouvelle controverse Caroline Goldman (encore elle...) vs. l'éducation bienveillante (une histoire de guide pour les pros de la petite enfance avec des recommandations que j'avoue trouver moi même assez dogmatiques et exagérées mais bon).
Une amie me l'a citée comme référence principale pour elle dans sa parentalité
Bref, je connaissais déjà cette influenceuse mais je ne la suivais pas du tout. Je suis retournée voir son compte et je vois qu'elle donne un exemple concret de comment se mettre "à hauteur d'enfant". L'exemple est une petite fille de 5 ans qui jette une pile de livres par terre parce que sa famille, dont sa grand mère, sont en train de regarder son petit frère qui vient de naître au lieu de lui donner leur attention.
Et selon Marion Cuerq, il faudrait dans ce cas ne rien dire sur le comportement de la petite (qui n'est "pas la question") et que la grand mère l'emmène (à sa demande) dans son musée préféré pour qu'elle se sente mieux.
Alors soit y'a un truc que j'ai pas pigé, soit c'est moi qui ai problème, soit c'est juste n'importe quoi non ?!
Enfin je sais pas, jeter une pile de livres bah c'est pas bien, accepter que sa famille s'intéresse quelques minutes au bébé plutôt qu'à elle c'est pas une torture non plus ? Improviser une sortie au musée pour contrebalancer me semble complètement disproportionné, et récompenser un comportement pas acceptable..? Il suffisait pas de lui expliquer que les gens veulent voir le bébé car c'est la première fois et qu'il faut qu'elle ramasse les livres ?
Bref ! La seule référence que donne cette personne pour ses recommandations c'est "la vision suédoise de l'enfant", donc cela ne me semble pas bien scientifique
Et bon je trouve ça assez inquiétant qu'elle soit citée partout du coup.
Une amie me l'a citée comme référence principale pour elle dans sa parentalité
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Bref, je connaissais déjà cette influenceuse mais je ne la suivais pas du tout. Je suis retournée voir son compte et je vois qu'elle donne un exemple concret de comment se mettre "à hauteur d'enfant". L'exemple est une petite fille de 5 ans qui jette une pile de livres par terre parce que sa famille, dont sa grand mère, sont en train de regarder son petit frère qui vient de naître au lieu de lui donner leur attention.
Et selon Marion Cuerq, il faudrait dans ce cas ne rien dire sur le comportement de la petite (qui n'est "pas la question") et que la grand mère l'emmène (à sa demande) dans son musée préféré pour qu'elle se sente mieux.
Alors soit y'a un truc que j'ai pas pigé, soit c'est moi qui ai problème, soit c'est juste n'importe quoi non ?!
Enfin je sais pas, jeter une pile de livres bah c'est pas bien, accepter que sa famille s'intéresse quelques minutes au bébé plutôt qu'à elle c'est pas une torture non plus ? Improviser une sortie au musée pour contrebalancer me semble complètement disproportionné, et récompenser un comportement pas acceptable..? Il suffisait pas de lui expliquer que les gens veulent voir le bébé car c'est la première fois et qu'il faut qu'elle ramasse les livres ?
Bref ! La seule référence que donne cette personne pour ses recommandations c'est "la vision suédoise de l'enfant", donc cela ne me semble pas bien scientifique

Et bon je trouve ça assez inquiétant qu'elle soit citée partout du coup.
Je suis allée voir le compte et les posts en question que je connaissais pas @Zébule.
Et franchement je suis horrifiée. Ya quand même un commentaire sur le post d'une maman qui culpabilisais de gronder son aîné qui donnait des baffes/frappait son nouveau-né... En mode, il faut le comprendre
Et le nouveau né on en fait quoi du coup, il peut prendre cher parce que les émotions/pulsions de son frère doivent sortir ?
Raaaah ça me tue.
Bref, c'est du grand n'importe quoi et on est pas sortis des ronces. C'est des machines à faire culpabiliser et à se déconnecter de la réalité toutes ces choses là.
Et franchement je suis horrifiée. Ya quand même un commentaire sur le post d'une maman qui culpabilisais de gronder son aîné qui donnait des baffes/frappait son nouveau-né... En mode, il faut le comprendre

Et le nouveau né on en fait quoi du coup, il peut prendre cher parce que les émotions/pulsions de son frère doivent sortir ?
Raaaah ça me tue.
Bref, c'est du grand n'importe quoi et on est pas sortis des ronces. C'est des machines à faire culpabiliser et à se déconnecter de la réalité toutes ces choses là.
- Francesca
- Bébétincelle
@Zébule
J'ai signé la tribune, comme pas mal de pros . Rien à voir avec Caroline Goldman mais tout à voir avec ce que tu soulignes dans l'exemple que tu donnes: bienveillance n'equivaut pas à absence de cadre et accompagner les émotions, c'est reconnaître leur légitimité mais aussi apprendre à les gérer. Le guide en question ne prône pas l'éducation bienveillante, la "vraie"
Petit point pour bien disjoindre Goldman et la tribune même si en effet c'est elle qui l'a d'abord relayé. Et pour le coup,je trouve qu'elle et "nous" avons bien raison de la signer.
J'ai signé la tribune, comme pas mal de pros . Rien à voir avec Caroline Goldman mais tout à voir avec ce que tu soulignes dans l'exemple que tu donnes: bienveillance n'equivaut pas à absence de cadre et accompagner les émotions, c'est reconnaître leur légitimité mais aussi apprendre à les gérer. Le guide en question ne prône pas l'éducation bienveillante, la "vraie"

Petit point pour bien disjoindre Goldman et la tribune même si en effet c'est elle qui l'a d'abord relayé. Et pour le coup,je trouve qu'elle et "nous" avons bien raison de la signer.
Feminazghûl adepte du lancer de figues molles.
"Il y a le connu. Il y a l'inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c'est ça que je veux être." (Jim Morrisson)
"Il y a le connu. Il y a l'inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c'est ça que je veux être." (Jim Morrisson)
- Lysae
- Pronoms : Elle/iel
@Francesca peux-tu préciser de quelle tribune tu parles parce que j'ai cherché et c'est pas clair pour moi?
(J'ai trouvé ça https://www.lemonde.fr/idees/article/20 ... _3232.html et pour le coup c'est plutôt en opposition à Caroline Goldman si j'ai bien compris)
(J'ai trouvé ça https://www.lemonde.fr/idees/article/20 ... _3232.html et pour le coup c'est plutôt en opposition à Caroline Goldman si j'ai bien compris)
Ni dieu ni maître, mais si tu veux on fait un jeu coop?
- Francesca
- Bébétincelle
@Lysae
Ca n'est pas du tout ça (comme quoi le nom de Goldman induit en erreur, il ne s'agit pas du tout de la polémique qu'il y a eu il y a quelque temps).
Il s'agit de la tribune contre le référentiel petite enfance qui est ici : https://solidarites.gouv.fr/sites/solid ... t-2025.pdf
Ici, la tribune (maheureusement publiée sur Le point car, comme nous le savons, il y a des récupérations politiques
): https://www.lepoint.fr/societe/stop-a-l ... 672_23.php
Le point veut faire le buzz et met en avant le nom de Goldman (time out), d'Eliatcheff et Masson qui ont des positions plus que controversées sur la transidentité mais aussi de Badinter alors que franchement, ça n'est pas la question. Ça politise la pratique envers les enfants dans le mauvais sens mais le fond de l'affaire est qu'on accompagne correctement les enfants, dans le respect de leur identité, de leur âge et du droit à être bien accueillis (oui, ce truc de buzz m'énerve. Ca empêche la pétition d'avancer punaise, et ça n'est pas BFM qui aide.) (et oui, ça paraît très contradictoire avec le point de vue d'Eliatcheff et Masson mais bon, on ne peut pas les empêcher de signer).
J'engage plutôt à consulter la liste des signataires qui ont accepté d'être visibles, 801 et c'est pas mal pour un mois d'août, en 10 jours (on y voit certes des psychanalystes mais aussi des psychologues, neuropsychologues, psychologues du dev, éduc spé, pédopsychiatres etc., autrement dit une pluralité de points de vue de pros de l'enfance). L'axe donné par Le point mène à de grosses confusions sur le but de la tribune (perso, j'ai vu Le Point, j'ai fui. Ce sont des collègues qui m'ont dit que ce serait bien de signer quand même).
édit: la tribune évoque bien la "psychologie positive dévoyée" (comme celle de l'influenceuse citée précédemment). Pour ma part, je n'aurais pas écrit le texte ainsi ni choisi ce vocabulaire mais bon, Le point quoi.... J'espère quand même qu'on va pouvoir s'organiser pour mieux poser les choses.
Ca n'est pas du tout ça (comme quoi le nom de Goldman induit en erreur, il ne s'agit pas du tout de la polémique qu'il y a eu il y a quelque temps).
Il s'agit de la tribune contre le référentiel petite enfance qui est ici : https://solidarites.gouv.fr/sites/solid ... t-2025.pdf
Ici, la tribune (maheureusement publiée sur Le point car, comme nous le savons, il y a des récupérations politiques

Le point veut faire le buzz et met en avant le nom de Goldman (time out), d'Eliatcheff et Masson qui ont des positions plus que controversées sur la transidentité mais aussi de Badinter alors que franchement, ça n'est pas la question. Ça politise la pratique envers les enfants dans le mauvais sens mais le fond de l'affaire est qu'on accompagne correctement les enfants, dans le respect de leur identité, de leur âge et du droit à être bien accueillis (oui, ce truc de buzz m'énerve. Ca empêche la pétition d'avancer punaise, et ça n'est pas BFM qui aide.) (et oui, ça paraît très contradictoire avec le point de vue d'Eliatcheff et Masson mais bon, on ne peut pas les empêcher de signer).
J'engage plutôt à consulter la liste des signataires qui ont accepté d'être visibles, 801 et c'est pas mal pour un mois d'août, en 10 jours (on y voit certes des psychanalystes mais aussi des psychologues, neuropsychologues, psychologues du dev, éduc spé, pédopsychiatres etc., autrement dit une pluralité de points de vue de pros de l'enfance). L'axe donné par Le point mène à de grosses confusions sur le but de la tribune (perso, j'ai vu Le Point, j'ai fui. Ce sont des collègues qui m'ont dit que ce serait bien de signer quand même).
édit: la tribune évoque bien la "psychologie positive dévoyée" (comme celle de l'influenceuse citée précédemment). Pour ma part, je n'aurais pas écrit le texte ainsi ni choisi ce vocabulaire mais bon, Le point quoi.... J'espère quand même qu'on va pouvoir s'organiser pour mieux poser les choses.
Feminazghûl adepte du lancer de figues molles.
"Il y a le connu. Il y a l'inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c'est ça que je veux être." (Jim Morrisson)
"Il y a le connu. Il y a l'inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c'est ça que je veux être." (Jim Morrisson)
@Francesca oui c'est le problème quand Caroline Goldman se mêle de quelque chose, après c'est facile de dire "c'est un truc de psychanalyste réac" et d'enchaîner les arguments d'homme de paille...
Mais donc c'est bien vrai qu'il y a un truc qui cloche avec ce guide. J'étais allée le parcourir après m'être fait suggérer la fameuse tribune du Point par Google actualités
Et j'avoue que certaines formulations me semblaient complètement WTF.
Et je n'ai peut être pas bien lu mais j'ai eu l'impression qu'il n'y avait pas de distinction en fonction de l'âge de l'enfant, sachant que dans ces structures, il y a des bébés de 2 mois et des enfants de 3 ans... L'impact d'un time out n'a juste rien à voir sur les différents âges...
Et de même sur l'expression de la colère.
Enfin si les pros des crèches et ass mat sont sommées de laisser tous les enfants beugler dans leurs oreilles à la moindre contrariété en leur disant juste "comment tu te sens ?", l'attractivité du métier va bien s'améliorer dites donc
Mais donc c'est bien vrai qu'il y a un truc qui cloche avec ce guide. J'étais allée le parcourir après m'être fait suggérer la fameuse tribune du Point par Google actualités

Et j'avoue que certaines formulations me semblaient complètement WTF.
Et je n'ai peut être pas bien lu mais j'ai eu l'impression qu'il n'y avait pas de distinction en fonction de l'âge de l'enfant, sachant que dans ces structures, il y a des bébés de 2 mois et des enfants de 3 ans... L'impact d'un time out n'a juste rien à voir sur les différents âges...
Et de même sur l'expression de la colère.
Enfin si les pros des crèches et ass mat sont sommées de laisser tous les enfants beugler dans leurs oreilles à la moindre contrariété en leur disant juste "comment tu te sens ?", l'attractivité du métier va bien s'améliorer dites donc

- Francesca
- Bébétincelle
@Zébule
Oui, ça n'est pas bien précisé (je n'ai pas lu tout le référentiel avec attention, possible que j'ai zappé). Tout m'a paru confondu, les âges, les situations, les dynamiques difficiles, les façons de faire...
Comme tu le dis, ça va être beau dans les crèches, les laep et en maternelle ensuite. Les parents vont en plus être bien culpabilisés, et épuisés. Les enfants n'en parlons pas. Et les pros... J'imagine qu'on pourra toujours embaucher des personnes non formées (comme certains contractuels à l'EN
).
Oui, ça n'est pas bien précisé (je n'ai pas lu tout le référentiel avec attention, possible que j'ai zappé). Tout m'a paru confondu, les âges, les situations, les dynamiques difficiles, les façons de faire...
Comme tu le dis, ça va être beau dans les crèches, les laep et en maternelle ensuite. Les parents vont en plus être bien culpabilisés, et épuisés. Les enfants n'en parlons pas. Et les pros... J'imagine qu'on pourra toujours embaucher des personnes non formées (comme certains contractuels à l'EN

Feminazghûl adepte du lancer de figues molles.
"Il y a le connu. Il y a l'inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c'est ça que je veux être." (Jim Morrisson)
"Il y a le connu. Il y a l'inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c'est ça que je veux être." (Jim Morrisson)
J'avoue que je n'ai lu le guide qu'en diagonale mais je ne comprends pas bien ce qu'on lui reproche
Certes il recommande de ne pas punir mais affirme que le cadre doit être ferme et clair (même s'il n'a pas pour but la "discipline" mais l'éducation en gros, ce qui me paraît plutôt bien ?). J'ai peut-être raté le passage mais il ne me semble même pas que le time out soit proscrit, s'il n'est pas utilisé comme une punition mais comme un moyen de laisser l'enfant exprimer et appréhender son émotion et si l'adulte est toujours à portée de vue de l'enfant
J'ai l'impression que la tribune du Point exagère largement les préconisations voire les déforme complètement (ne pas faire de reproche à l'enfant, ne pas lui dire qu'il est méchant, ce n'est pas pareil que le laisser faire sans rien dire, non ?).
C'est l'affirmation que le but de l'éducation n'est pas de faire des enfants entre 3 mois et 3 ans des êtres calmes et disciplinés qui gêne ?
Après effectivement il me semble aussi qu'il manque des nuances sur les conditions effectives de travail (nombre d'enfants par adulte notamment) et les différents âges des enfants.


J'ai l'impression que la tribune du Point exagère largement les préconisations voire les déforme complètement (ne pas faire de reproche à l'enfant, ne pas lui dire qu'il est méchant, ce n'est pas pareil que le laisser faire sans rien dire, non ?).
C'est l'affirmation que le but de l'éducation n'est pas de faire des enfants entre 3 mois et 3 ans des êtres calmes et disciplinés qui gêne ?

Après effectivement il me semble aussi qu'il manque des nuances sur les conditions effectives de travail (nombre d'enfants par adulte notamment) et les différents âges des enfants.
- Francesca
- Bébétincelle
@Ana ana
Rien que ce passage p 23 choisi au hasard: "• L’expression des émotions ne fait pas l’objet d’interdits : par exemple, la colère peut s’exprimer par des cris, des objets jetés… L’enfant doit pouvoir exprimer cette colère. L’adulte lui propose une façon de l’exprimer sans dégrader le matériel, se blesser ou blesser un autre enfant." édit: il est cité dans l'article du point, promis j'avais pas vu
Selon cette formulation, puisque l'expression des émotions ne fait pas l'objet d'interdits, il n'y a aucun problème à ce que l'enfant jette des cailloux dans la petite cour par colère tant qu'il ne blesse personne (ce qui personnellement me pose un problème) ou qu'il hurle en continu. Comme il n'y a pas d'interdits, que faisons-nous si l'enfant refuse de se saisir de la proposition de l'adulte? Et si sa colère fait peur à d'autres enfants plus petits, par ses hurlements par exemple, on fait quoi? Stricto sensus, il ne dégrade pas le matériel, ne se blesse pas et ne blesse pas un autre enfant. Tenter de calmer ses hurlements ne sera pas permis.
C'est un exemple parmi tant d'autres.
D'ailleurs, le référentiel aurait dû, à mon avis, donner des pratiques en fonction des âges. On ne calme pas la colère de la même façon à 10 semaines, à 1 an ou à 3
Et je te rassure, le but des pros de l'enfance n'est pas d'en faire des des êtres calmes et disciplinés. On laisse ça au capitalisme
Par contre, on est censé pouvoir accompagner les enfants sur le développement des compétences d'empathie, de gestion des émotions etc, en fonction de l'âge.
édit: je viens de relire ton message. On ne dit jamais, en crèche, à un enfant qu'il est méchant. On va plutôt nommer l'émotion, lui expliquer l'émotion et souligner ce que ça fait à l'autre enfant , par exemple, de lui tirer les cheveux ou de le pousser dans les orties. Et on ne laisse jamais un enfant seul
édit 2: quand à l'agressivité qui n'existe pas chez un enfant... . Les enfants peuvent être agressifs. Ça n'est pas un gros mot que de le dire
Perso, je suis plus inquiète d'un enfant qui n'a jamais le moindre mouvement d'agressivité, même minime, que de celui qui va arracher le camion des mains de Mateo en le poussant délibérément 
Rien que ce passage p 23 choisi au hasard: "• L’expression des émotions ne fait pas l’objet d’interdits : par exemple, la colère peut s’exprimer par des cris, des objets jetés… L’enfant doit pouvoir exprimer cette colère. L’adulte lui propose une façon de l’exprimer sans dégrader le matériel, se blesser ou blesser un autre enfant." édit: il est cité dans l'article du point, promis j'avais pas vu

Selon cette formulation, puisque l'expression des émotions ne fait pas l'objet d'interdits, il n'y a aucun problème à ce que l'enfant jette des cailloux dans la petite cour par colère tant qu'il ne blesse personne (ce qui personnellement me pose un problème) ou qu'il hurle en continu. Comme il n'y a pas d'interdits, que faisons-nous si l'enfant refuse de se saisir de la proposition de l'adulte? Et si sa colère fait peur à d'autres enfants plus petits, par ses hurlements par exemple, on fait quoi? Stricto sensus, il ne dégrade pas le matériel, ne se blesse pas et ne blesse pas un autre enfant. Tenter de calmer ses hurlements ne sera pas permis.
C'est un exemple parmi tant d'autres.
D'ailleurs, le référentiel aurait dû, à mon avis, donner des pratiques en fonction des âges. On ne calme pas la colère de la même façon à 10 semaines, à 1 an ou à 3

Et je te rassure, le but des pros de l'enfance n'est pas d'en faire des des êtres calmes et disciplinés. On laisse ça au capitalisme


édit: je viens de relire ton message. On ne dit jamais, en crèche, à un enfant qu'il est méchant. On va plutôt nommer l'émotion, lui expliquer l'émotion et souligner ce que ça fait à l'autre enfant , par exemple, de lui tirer les cheveux ou de le pousser dans les orties. Et on ne laisse jamais un enfant seul

édit 2: quand à l'agressivité qui n'existe pas chez un enfant... . Les enfants peuvent être agressifs. Ça n'est pas un gros mot que de le dire


Feminazghûl adepte du lancer de figues molles.
"Il y a le connu. Il y a l'inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c'est ça que je veux être." (Jim Morrisson)
"Il y a le connu. Il y a l'inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c'est ça que je veux être." (Jim Morrisson)
@Francesca Je suis complètement d'accord avec ton édit 1, mais justement j'ai l'impression que c'est exactement ce que préconise le guide et que du coup c'est hyper consensuel et que la tribune du Point fait semblant d'être choquée par un conseil banal
Pour l'exemple de l'enfant qui jette des cailloux, on peut considérer que même si l'enfant ne blesse personne là tout de suite, il risque de blesser quelqu'un plus tard s'il apprend que c'est OK de jeter des cailloux, c'est bien pour ça qu'on ne veut pas qu'il le fasse, non ?
Par contre je suis d'accord que "l'expression de l'émotion ne fait pas l'objet d'interdits" est a minima mal formulé surtout qu'il est précisé juste après que ben en fait, exprimer ses emotions en blessant les autres bah c'est interdit
Tout à fait d'accord avec toi aussi sur la nécessité d'adapter les conseils à l'âge des enfants.
Mais disons que dans l'ensemble j'ai l'impression que les pros de la crèche de mon enfant appliquent déjà globalement ces recommandations et qu'elles mettent bien un cadre et que ça se passe globalement bien

Pour l'exemple de l'enfant qui jette des cailloux, on peut considérer que même si l'enfant ne blesse personne là tout de suite, il risque de blesser quelqu'un plus tard s'il apprend que c'est OK de jeter des cailloux, c'est bien pour ça qu'on ne veut pas qu'il le fasse, non ?
Par contre je suis d'accord que "l'expression de l'émotion ne fait pas l'objet d'interdits" est a minima mal formulé surtout qu'il est précisé juste après que ben en fait, exprimer ses emotions en blessant les autres bah c'est interdit

Tout à fait d'accord avec toi aussi sur la nécessité d'adapter les conseils à l'âge des enfants.
Mais disons que dans l'ensemble j'ai l'impression que les pros de la crèche de mon enfant appliquent déjà globalement ces recommandations et qu'elles mettent bien un cadre et que ça se passe globalement bien

- Francesca
- Bébétincelle
@An.na
Je vois ce que tu veux dire mais, pour reprendre l'exemple, l'expression de l'émotion qui ne fait pas d'objet d'interdits sauf "ça et ça et ça", ça forme un cadre qui délimite la pratique. Agir en dehors de ces clous est illégal (il y a rarement la place faite au bon sens dans les écrits officiels. La lettre, c'est la lettre. L'esprit...) et représente un risque non négligeable.
L'enfant qui hurle et qui fait peur aux autres enfants, on doit le laisser s'exprimer si il refuse les propositions. Bien sûr, je ne dis pas qu'il faut le punir mais à un moment, lui offrir un moment privilégié, ça ne va être bon ni pour lui ni pour les autres.
Les pros de crèche, les ass mat et les nourrices savent leur métier, ça n'est pas anodin que la tribune est signée car le cadre actuellement appliqué va être dévoyé et impossible à poser à cause de maladresses de formulations qui n'en sont pas. Il s'agit d'une orientation assumée qui ne laisse pas place au bon sens que tu évoques. On le voit bien avec l'agressivité qui n'existerait pas. Je ne sais pas ce qu'en pensent les profs de maternelle et de primaire. Serait-ce que l'agressivité arriverait d'un coup de façon spontanée ou, mieux encore, jamais? mais je connais des enfants très agressifs (il y a des raisons bien sûr mais nier ça ne va pas les aider).
En tout cas, on est plusieurs corps de métier concernés à vivre ce référentiel nocif pour les enfants et les pros. Après, effectivement, on peut être d'un autre avis et je ne me refuse pas à changer d'état d'esprit si nécessaire (et de toute façon, je ne travaillerais pas en crèche ^^).
Je vois ce que tu veux dire mais, pour reprendre l'exemple, l'expression de l'émotion qui ne fait pas d'objet d'interdits sauf "ça et ça et ça", ça forme un cadre qui délimite la pratique. Agir en dehors de ces clous est illégal (il y a rarement la place faite au bon sens dans les écrits officiels. La lettre, c'est la lettre. L'esprit...) et représente un risque non négligeable.
L'enfant qui hurle et qui fait peur aux autres enfants, on doit le laisser s'exprimer si il refuse les propositions. Bien sûr, je ne dis pas qu'il faut le punir mais à un moment, lui offrir un moment privilégié, ça ne va être bon ni pour lui ni pour les autres.
Les pros de crèche, les ass mat et les nourrices savent leur métier, ça n'est pas anodin que la tribune est signée car le cadre actuellement appliqué va être dévoyé et impossible à poser à cause de maladresses de formulations qui n'en sont pas. Il s'agit d'une orientation assumée qui ne laisse pas place au bon sens que tu évoques. On le voit bien avec l'agressivité qui n'existerait pas. Je ne sais pas ce qu'en pensent les profs de maternelle et de primaire. Serait-ce que l'agressivité arriverait d'un coup de façon spontanée ou, mieux encore, jamais? mais je connais des enfants très agressifs (il y a des raisons bien sûr mais nier ça ne va pas les aider).
En tout cas, on est plusieurs corps de métier concernés à vivre ce référentiel nocif pour les enfants et les pros. Après, effectivement, on peut être d'un autre avis et je ne me refuse pas à changer d'état d'esprit si nécessaire (et de toute façon, je ne travaillerais pas en crèche ^^).
Feminazghûl adepte du lancer de figues molles.
"Il y a le connu. Il y a l'inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c'est ça que je veux être." (Jim Morrisson)
"Il y a le connu. Il y a l'inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c'est ça que je veux être." (Jim Morrisson)
@Ana ana Je n'ai pas tout lu ( j'ai parcouru les parties sur l'agressivité, les émotions, les pleurs) et moi non plus rien ne me choque. Il est proposé de multiples solutions, le time out n'est pas proscrit, la contention est même proposée. J'ai l'impression que des bouts de phrases sont juste cités hors contexte et amplifiés. Je ne lis pas du tout qu'il faut laisser faire l'enfant, il est écrit plusieurs fois qu'il s'agit de mettre en place des interdits. L'âge des enfants est indiqué (par exemple dans la partie sur l'agressivité et les morsures) et la façon de protéger les autres enfants aussi, et également les signes d'alerte et comment prévenir les parents. Bref je te rejoins.
@Francesca En fait j'ai l'impression que c'est ce qui existe déjà et que c'est un cadre normal pour la garde d'enfants ? Au collège il est aussi interdit de mettre un élève seul qq part (pour moi c'est du bon sens au niveau de la sécurité), de punir pour punir (ex des lignes), et peu probant de crier, dévaloriser....
Je lis ça vraiment comme un guide des bonnes pratiques et de ce que l'on proscrit ? Pour faire face aux différents scandales et cas de maltraitance ?
Ok il est écrit de ne pas interdire de crier, jeter mais en fait quand on lit toute la page on voit bien que c'est "on rappelle la règle, on évacue, on opère un retour au calme, on débriefe" mis en opposition à "on crie sur l'enfant et on le met seul dans une pièce".
@Francesca En fait j'ai l'impression que c'est ce qui existe déjà et que c'est un cadre normal pour la garde d'enfants ? Au collège il est aussi interdit de mettre un élève seul qq part (pour moi c'est du bon sens au niveau de la sécurité), de punir pour punir (ex des lignes), et peu probant de crier, dévaloriser....
Je lis ça vraiment comme un guide des bonnes pratiques et de ce que l'on proscrit ? Pour faire face aux différents scandales et cas de maltraitance ?
Ok il est écrit de ne pas interdire de crier, jeter mais en fait quand on lit toute la page on voit bien que c'est "on rappelle la règle, on évacue, on opère un retour au calme, on débriefe" mis en opposition à "on crie sur l'enfant et on le met seul dans une pièce".
"C'était ainsi quand j'ai eu dix ans : en dehors de ma tête, rien que des ennuis, dans ma tête, rien que des miracles."
- Francesca
- Bébétincelle
@Magda
Comme je le disais, actuellement, bien sûr qu'on ne punit pas, qu'on n'isole pas un enfant seul etc. Encore heureux! Par contre, contrairement à ce que tu comprends, je trouve que les "bonnes pratiques" (déjà en place) sont totalement dévoyées ici. Si les exemples que j'ai donnés ne te convainquent pas (exemples qui sont à mon avis du même tonneau que l'abominable influenceuse précédemment citée), je doute qu'une nouvelle redite le fera. Ça restera un let's agree to desagree (et je précise que je ne me suis pas contentée de lire la tribune du point. C'est le référentiel que je rejette. J'espère très fort qu'une tribune plus consensuelle sur les termes va venir ou qu'on la signera à bras maintenant que les vacances finissent).
Comme je le disais, actuellement, bien sûr qu'on ne punit pas, qu'on n'isole pas un enfant seul etc. Encore heureux! Par contre, contrairement à ce que tu comprends, je trouve que les "bonnes pratiques" (déjà en place) sont totalement dévoyées ici. Si les exemples que j'ai donnés ne te convainquent pas (exemples qui sont à mon avis du même tonneau que l'abominable influenceuse précédemment citée), je doute qu'une nouvelle redite le fera. Ça restera un let's agree to desagree (et je précise que je ne me suis pas contentée de lire la tribune du point. C'est le référentiel que je rejette. J'espère très fort qu'une tribune plus consensuelle sur les termes va venir ou qu'on la signera à bras maintenant que les vacances finissent).
Feminazghûl adepte du lancer de figues molles.
"Il y a le connu. Il y a l'inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c'est ça que je veux être." (Jim Morrisson)
"Il y a le connu. Il y a l'inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c'est ça que je veux être." (Jim Morrisson)