Je dois dire que ce qui me fait le plus peur, c'est quand elle aura un smartphone en mains en secondaires et que ses pairs en auront aussi. Je ne sais pas où les ados trouvent la force de lutter contre cette facilité pour lire encore.
Au début, on sera les parents relous je pense. Mais ex enfant harcelée, je ne souhaite surtout pas qu'elle soit une cible facile puisque à part (et la pauvre avec ses appareils qui bipent, j'ai déjà peur pour elle)
Bref on n'y est pas mais... j'ai pas hâte de voir son cerveau fondre
Tiens, elle lit "les sœurs Hiver" et elle a débarqué en mode "y a des fautes là, il dit "les trolls, uls" " donc je regarde, je constate que non, c'est pas une faute de frappe (je hausse un sourcil jusqu'au plafond) mais un nouveau pronom neutre. J'explique. Elle acquiesce mais me dit "je parie que la plupart des enfants vont pas comprendre, mais si ça peut lui faire plaisir à l'écrivain, pourquoi pas"

(et pour celles que ça intéresse, un des perso principaux est transgenre)
Son flegme m'amuse, elle a la même réaction face à une amie plus grande qui se sent neutre "okay je te suis pas de soucis" et elle respecte parfaitement ça mais je la connais assez pour savoir qu'elle ne le prend pas totalement au sérieux. (La ou ma mini a adopté le prénom tout neuf en 10 secondes, petit cœur de beurre empathique

)
Bref, ça ouvre sur d'autres horizons même si la vieille bique que je suis reste dubitative à propos du "ul" dans un roman pour 9-10 ans. Je me demande combien de parents sont familiarisés à ça.
Ah et pour le classisme bien sûr et c'est triste. C'est souvent le même type de famille que j'entends répondre à leurs enfants "bah non je vais pas t'acheter un livre tu sais pas lire "
(La dernière fois j'ai être achevée , l'enfant a dit "tu me le liras maman" et elle a ri en disant qu'elle avait pas que ça à foutre)
Bref oui malheureusement on part pas tous avec les mêmes chances.