@Hurray : Pour l'effet du café sur le Medikinet, je ne sais pas. J'en ai également moins besoin, du coup, au lieu de boire 4 ou 5 tasses par jour par nécessité, j'en bois deux, parfois trois, plutôt par plaisir, ou pour "adoucir" les descentes (j'ai remarqué ça permet de lisser le moment du rebond, d'atténuer l'angoisse et/ou le retour de symptômes ++ sur l'heure un peu délicate)
Je dois encore apprendre quand c'est une bonne idée et quand je dois l'éviter (il est arrivé que médicament + café me donne la sensation d'être "poussée" ou nerveuse, alors que souvent, il va plutôt me détendre. Genre, vers 14h, si je fais café + medikinet, je pourrais faire une bonne sieste sans souci

)
J'aime surtout que ça ait supprimé le côté addict qui était super contraignant (je devais avoir du café sur moi ou des pastilles de caféine si pas possible, et ça me rendait tellement maladede sauter une dose..) c'est confortable de ne pas y penser !
Je viens de reprendre le carnet de santé de mes filles, et de voir avec consternation que le rappel du tetravalent et du RRO est passé à la trappe pour ma petite (ça aurait du être fait les mois qui suivaient le diag de DT1 de ma grande)
Je me dégoute d'avoir été incapable d'y penser et de le mettre en oeuvre. Bref, j'ai pris rendez-vous la semaine prochaine et je vais en profiter pour faire le HPV à ma grande.
Voir ce que ça m'a couté (rien, ou si, 10 minutes le temps de reprendre les carnets, constater les manquements et prendre rendez-vous) et penser que j'y arrivais juste pas avant.. Je suis partagée entre la honte/le dégout de moi, et la satisfaction de réussir à reprendre les choses en main aussi "facilement". C'est dificile de ne pas se détester..
Je suis pas mal chamboulée par tout ça.
Ma psy me dit que ce n'est pas étonnant, qu'entre mon diagnostic et la médication il y a eu une semaine, que souvent c'est beaucoup plus long (vu le manque de dispo des psychiatres, et que j'ai la chance d'avoir un mari médecin donc on a vite accès aux choses..) et que du coup, bah, j'ai à peine eu le temps de digérer que ça s'est enchaîné.
La thérapie me fait du bien, mais me remue.
Dès le début, elle m'a dit qu'elle me voyait très perfectionniste (mais vu les piètres résultats que j'obtenais ou pensais obtenir en tout, j'ai toujours pensé que je ne l'étais pas, étant plutôt adepte du "vite fait et tant pis si c'est mal fait") et en fait, elle a raison, à un point qui me pourrit la vie.
Je ne vois que mes failles, mes manquements. J'ai du mal à m'accorder "tout ce que j'ai réussi / construit" en dépit du trouble et des sales tours que la vie nous a joué. Je vais devoir apprendre à me lâcher la bride, à me permettre des erreurs.
Je m'occupe de 3 cerveaux à la maison en + du mien (je suis de plus en plus persuadée qu'on est sur un bon nid de TDAH et/ou TSA pour mon mari en prime), j'ai un niveau d'exigence envers moi-même assez élevé, et j'ai tenu 37 ans sans aide. Sauf que ça me semble toujours tellement trop peu..
Je me demande dans quelle mesure je ne pousserai pas mon mari au diagnostic un jour.
La psy me demande de déposer mes hontes en consultation (et je le fais, en pleurant presque tout le temps aha) pour qu'elle m'aide à les dépasser. Quand elle a voulu me "rassurer" en me parlant de la reconnaissance du handicap que ça représente, des aménagements possibles à obtenir, j'ai aussi pas mal craqué. J'avais eu la même réaction en faisant le dossier diabète de ma fille.
Bref, j'ai du travail devant moi..
Rien à voir, mais j'ai regardé l'émission sur les conjoints TDAH, et j'en ressors un peu énervée.. Je ne sais pas si vous l'avez vue ? L'homme qui ne se traite pas, ne fait pas de thérapie, rien, et qui épuise sa femme à force m'a agacée. Quand je vois comme je me suis épuisée pour faire tenir les murs sans savoir.. J'ai du mal à comprendre qu'on se dise "c'est moi et puis voilà"
post fouilli..